Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier

Interêt du projet:

Le projet de contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier s’inscrit dans le prolongement naturel de la branche Ouest de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Méditerranée, ouverte à l’été 2001. Nîmes et de Montpellier, distantes d’une cinquantaine de kilomètres et dont les aires urbaines cumulent près de 800 000 habitants, souhaitent accentuer leurs synergies, notamment par le développement des liaisons ferroviaires.

Grands corridors européens

Or sur la ligne SNCF existante doit cohabiter le trafic des TGV, des trains Grandes Lignes Nice-Bordeaux, des convois de Fret entre la Vallée du Rhône et l’Espagne, ce qui laisse peu de place au trafic TER pour se développer. D’autre part, la ligne nouvelle se situe à la croisée de plusieurs grands corridors européens reliant entre autres Barcelone, Gênes, Lyon et Toulouse. Le développement de liaisons TGV efficaces et rapides passe par la construction d’une nouvelle ligne dans le sillon languedocien, et dont le contournement de Nîmes et Montpellier constitue une première étape. La nouvelle ligne sera mixte: elle accueuillera à la fois des TGV circulant à 220km/h, et des trains de Fret qui ne traversont ainsi plus le coeur des agglomérations.

Etat du projet:

Le tracé de la ligne nouvelle, de 61 km de longueur, démarre à Manduel, lieu ou la LGV méditerranée se raccorde à la ligne classique Avignon-Perpignan, contourne Nîmes par le sud puis Lunel par le nord. Il y est prévu un raccordement à la ligne classique en direction de Montpellier à St-Brès, puis la ligne nouvelle longe le nord de la commune de Mauguio avant d’ atteindre le sud de Montellier pour longer la (peut-être) future autoroute A9 bis, serpent de mer local. Enfin elle rejoint la ligne classique à Lattes peu après l’échangeur de Montpellier-ouest.
Une bretelle de raccordement d’une dizaine de kilomètres sera également créee entre Manduel et la ligne de Fret entre Nîmes et la vallée du Rhône.

Une nouvelle gare autour de Montpellier

Deux nouvelles gares TGV sont prévues, à proximité de Montpellier et de Nîmes, mais cette question n’est pas encore définitivement tranchée. En ce qui concerne nilmes, la nouvelle gare se situerait à la jonction de Manduel, et permettrait la correspondance avec les TER entre tarascon et Nîmes, sur le modèle de Valence-TGV. Si les reserves fonciières sont prévues sur le site pour la construction de la gare, on ne peut affirmer à quelle date elle verra le jour. Pour Montpellier, deux sites ont été mis en avant lors du débat public en 2009. Le site de la Mogère/Odysseum, relié à la gare St-Roch et au centre-ville par le tramway a la préférence de la communauté d’agglomération Montpelliéraine. Cette dernière compte en effet développer un nouveau quartier autour de la nouvelle gare.
Le site de St-Jean-de-Védas au Sud-Ouest de la ville présente l’avantage de permettre la correspondance avec le TER. Il a les faveurs de beaucoup dans le département, l’agglomération de Sète en tête. Contrairement à Nîmes, la construction d’une nouvelle gare autour de Montpellier est indispensable, l’actuelle gare St-Roch étant sous-dimensionnée pour accueillir un trafic d’une centaine TGV par jour attendus à terme.

Trois majors du BTP

En attendant que le choix d’implantation des gares soit fait, le financement est quant à lui bouclé et les travaux de la ligne devraient être lancés en 2011. La Déclaration d’Utilité Publique (DUP) avait été signée en 2005. Le coût du contournement de Nîmes et Montpellier et des bretelles y accédant est estimé à 1,6 milliard d’euros, financé en majeure partie par l’Etat, la Région Languedoc-Roussillon et RFF, dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP) avec le groupe qui réalisera la construction. Trois majors du BTP ont répondu à l’appel d’offres: Bouygues, Vinci et Eiffage. La mise en service devrait intervenir courant 2014. A cette date, les TGV relieront Paris et Montpellier en tout juste 3 heures.

Difficultés:

La difficulté principale découle de la mixité des trafics (Fret/TGV) sur la future infrastructure. En effet, les trains de Fret circulent à faible allure et peuvent s’accomoder d’un tracé avec des courbes serrées (pour éviter les zones baties par exemple). En revanche, ils sont lourds et franchissent difficilement des cotes supérieures à 1%. Le profil de la ligne doit donc être le plus plat possible.

Vitesse limitée à 220 km/h

Pour les TGV, c’est exactement l’inverse. Ils sont la puissance et le freinage necessaire pour monter et descendre des pentes de 3,5%, mais ne peuvent atteindre leur vitesse maximum que si le tracé est quasi-rectiligne, avec des « rayons de courbure » très faibles. En outre, la différence de vitesse entre les TGV (> 300 km/h) et les trains de Fret (< 120km/h) pose des problèmes pour la gestion du trafic (les "sillons"). La vitesse des TGV sera donc limitée à 220 km/h sur le contournement de Nîmes et Montpellier.

L’insertion de la ligne dans l’environnement ne pose pas particulièrement de problèmes, si ce n’est dans le secteur de Montpellier, plus urbanisé. La problématique de l’implantation des gares fait débat, mais le projet bénificie d’un large soutien dans la région, comme le soulignaient les conclusions de l’enquête d’utilité publique. Le coût de construction au kilomètre est relativement élevé (22,5 millions €/km) par rapport à la LGV Est (environ 10 millions €/km), mais il reste anecdotique comparé à celui envisagé pour la LGV Marseille – Nice (environ 120 millions €/km)

Carte interactive. Déplacez vous, zoomez et cliquez sur les tracés pour obtenir plus d’information.

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ils ont dit:

« Sans gare nouvelle, la nouvelle ligne TGV aurait exclu notre territoire du réseau à grande vitesse reliant le nord de l’Europe au bassin méditerranéen. Le site de Manduel, idéalement bien placé, nous positionnera sur les axes de Paris vers Barcelone et l’Italie »

Jean-Paul Fournier, Sénateur-Maire (UMP) de Nîmes, décembre 2009

« J’ai réussi à débloquer le contournement de Nîmes- Montpellier qui traînait depuis vingt ans, c’est l’essentiel. La gare (de Nîmes-Manduel, NDLR), ça ne se fera pas avant huit ans »

Georges Frêche, Président (DVG) du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, janvier 2010

« Eh bien, je le dis, le temps du splendide isolement est révolu. Il faut que dans trois ans, Barcelone soit
à moins de quatre heures de Lyon par le TGV, le train à grande vitesse. Il faut que nos grandes villes
soient reliées entre elles par des systèmes de TGV. »

Nicolas Sarkozy, discours devant le Parlement Espagnol, 28 avril 2009

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Communes concernées

Gard:

Bezouce, Saint-Gervasy, Marguerittes, Redessan, Manduel, Bouillargues, Garons, Caissargues, Nîmes, Milhaud, Aubord, Bernis, Beauvoisin, Vestric-et-Candiac, Vergèze, Codognan, Le Cailar, Aimargues, Gallargues-le-Montueux et Aigues-Vives

Hérault:

Lunel, Saturargues, Lunel-Viel, Valergues, Saint-Brès, Mudaison, Baillargues, Mauguio, Montpellier, Lattes et Villeneuve-lès-Maguelonne